Soft skills : recruter via les compétences comportementales

L’intérêt des entreprises pour les compétences comportementales, les fameuses soft skills, ne cessent de grandir et cela se reflète de plus en plus dans les processus de recrutement. Alors que la personnalité des candidats a trop longtemps été reléguée au second plan par les employeurs, elle devient aujourd’hui décisive. Les compétences comportementales deviennent le premier critère de recrutement, selon 60% des employeurs. C’est pourquoi certaines entreprises ont pris le parti de repenser leurs processus et stratégies RH.

 

🤓 Les soft skills, qu’est-ce que c’est ?

On peut définir les soft skills ainsi : l’ensemble des compétences relationnelles et interpersonnelles que nous déployons pour interagir avec notre environnement. Dit autrement, il s’agit par exemple de notre facilité à communiquer ou écouter, à faire preuve d’intelligence émotionnelle, à déployer du leadership, etc.

Ce sont des qualités difficilement mesurables qui forgent le savoir-être des personnes.

Pour plusieurs raisons, ces compétences sont aujourd’hui sur le devant de la scène dans le monde du travail.

 

💪 Un engouement croissant des entreprises !

Les ruptures technologiques ont laissé moins de place aux compétences techniques.

Les innovations technologiques de ces dernières décennies ont favorisé l’automatisation, la mécanisation et la disparition d’un certain nombre de tâches à faible valeur ajoutée. De plus, la pandémie de 2020 et la digitalisation à marche forcée ont agi comme un catalyseur qui a maximisé le besoin de soft skills et particulièrement pour les managers.

Mais toutes les tâches ne sont pas automatisables. En effet, on n’automatise pas la créativité, ni le management ou le leadership. Les soft skills sont alors de plus en plus recherchées et prennent une place grandissante dans les organisations, laissant une place plus importante à l’humain. Mais cette évolution est aussi celle des hard skills attendues, qui sont plus pointues.

Elles représentent aussi un investissement beaucoup plus sûr, en effet, d’après une statistique de l’OCDE, une compétence technique a une durée de vie comprise entre 12 et 18 mois. Face à cette volatilité de plus en plus élevée des hard skills, on constate que les soft skills, « périment » peu. 

Signes révélateurs de cet investissement : dans des grandes entreprises, des budgets formation sont dédiés pour développer les soft skills ; des start-ups les considèrent dans leurs recrutements comme essentielles à leur survie. 

Les entreprises l’ont bien compris, les soft skills permettent de performer dans son métier et aussi dans l’organisation.

 

😉 5 conseils pour Intégrer les soft skills à son processus de recrutement

Les processus de recrutement habituel sont pensés pour détecter les compétences techniques des candidats. Reste à savoir comment les intégrer dans un processus de recrutement, en évitant quelques pièges liés à leur caractère plus difficilement mesurable.

Conseil n° 1 :

Il est nécessaire de porter votre attention sur les compétences comportementales dès l’instant où germe l’idée de recruter et d’indiquer des soft skills dans l’offre d’emploi, sans oublier de contextualiser pour permettre aux candidats de comprendre les enjeux du poste et ce que recouvre plus précisément chaque soft skill.

Définissez une liste de questions, qui vous permettent de définir les soft skills attendues, avant de vous lancer dans la rédaction de votre offre afin qu’elles transparaissent dans celle-ci : 

Quelles seraient les soft skills les plus importantes pour garantir la bonne intégration de ce nouveau membre ?

Quelles seraient les soft skills les plus importantes pour lui permettre de mener à bien les missions qui lui seront confiées ?

Conseil n° 2 :
Sensibiliser et former les RH et les managers aux softs skills, car il est difficile de repérer celles des autres et de les vérifier si l’on n’a pas identifié et cultivé les siennes.

Conseil N° 3 :
Croiser les regards du RH, du management, des membres de l’équipe.
Lors d’une prise de références, vous pouvez également demander comment le candidat collabore ou réagit.

Conseil N°4 :
Proposer des tests d’intelligence émotionnelle par exemple, et / ou, faites évoluer votre grille d’entretien.

Conseil N°5 :
Auditer régulièrement ses recrutements : pourquoi ont-ils été un succès ? Identifier les éléments clés qui ont fait la différence pour identifier les soft skills, dont vous avez besoin.

 

💡 Les bons outils pour vous aider dans cette démarche

Les RH disposent aujourd’hui d’outils pour aider à les détecter.

Les séances d’assessment, par exemple, qui permettent d’observer les réactions des candidats en situation, peuvent aider à la sélection des candidats, en mettant en évidence, à travers ses expériences, ses talents relationnels, son état d’esprit et ses capacités à réagir, ses motivations. Les résultats de tests, comme l’oblige la loi Aubry, devront être partagés et commentés.

Si ces dispositifs accélèrent la présélection, l’entretien reste décisif pour confirmer les soft skills. C’est le moment d’observer si l’attitude du candidat est en phase avec son discours. Abordez cet échange avec l’objectif de vérifier l’adéquation de la personnalité du candidat avec le poste proposé. Pour cela, ayez bien en tête la liste de soft skills que vous aurez établie au préalable.

Plus original, vous pouvez organiser l’exercice sous forme d’escape game pour le côté ludique.
En effet, quoi de plus révélateur que de voir quelqu’un évoluer en situation et en groupe ?
Une mise en situation qui permet au recruteur d’évaluer de nombreux aspects de la personnalité des candidats : rapport aux autres, capacité d’écoute, résistance au stress, communication, sens de l’organisation, leadership, …

Les entreprises ont bien compris que les candidats, les collaborateurs n’attendent plus la même chose de leur environnement de travail. En effet, on ne travaille plus de la même façon ni pour les mêmes raisons. Les processus de recrutement n’ont aujourd’hui d’autre choix que d’évoluer et d’allier technologie et sensibilité humaine pour identifier les soft skills des candidats. Au-delà de ce défi, la fonction RH a aussi la délicate mission d’aider les collaborateurs à développer ces compétences tout au long de leur carrière.

✍️ Vous avez des questions ?

Par ici 👉 écrivez nous à contact@mediainstitute.eu

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